Conférenciers invités

1. Chercheur invité : Borello Martino (Paris 8 - LAGA)

 

Titre : L'erreur dans la transmission d'informations numériques, comment la corriger ?

 

Résumé :

La transmission d'informations numériques est omniprésente à ce jour: les textes, sons, images, vidéos transitant par Internet ou par satellite, la lecture d'un DVD, d'un BlueRay, d'un code-barres...

En réalité, lors de la transmission peut survenir des erreurs, en raison du bruit du canal. La théorie des codes correcteurs d’erreurs a pour but la création de codes  capables de détecter et éventuellement de corriger des erreurs survenus.

Mon exposé sera une introduction (accessible à un public non spécialiste) à cette théorie, à ses méthodes, ses problèmes et ses développements.

 

 

2. Chercheur invité : Vanda Luengo (MOCAH-LIP6, UPMC)

 

Titre : La prise en compte de l'erreur pour la production des rétroactions épistémiques dans les environnements informatiques pour l'apprentissage humain.

 

Résumé :

Dans la conception des systèmes informatique en général, un des objectifs de base est qu’ils soient construits de façon à éviter l’erreur. Du point de vue ergonomique dans ces systèmes, si une erreur est commise, c’est un symptôme d’un défaut du système. L’utilisateur doit être protégé de l’erreur par le système.

Les environnements pour l’apprentissage humain sont le seul domaine en informatique ou, au contraire, la possibilité de « faire une erreur » devient une caractéristique nécessaire du système. Il s’agit donc de différencier une erreur signifiante vis-à-vis de l’apprentissage d’une erreur relevant d’un problème d’utilisabilité du logiciel.

La rétroaction suite à une erreur est un des objectifs centraux  de notre projet de recherche. La signification de l’erreur, ou sa position épistémique, est déterminante pour le calcul de la rétroaction.

En effet, la conception et le calcul de la rétroaction ne seront pas les mêmes si l’intention est, par exemple, d’informer sur l’erreur, de corriger l’erreur ou de donner de moyens à l’apprenant pour redéfinir le domaine de validité d’une connaissance.

 

Notre problématique nous amène donc à nous interroger sur la façon dont on doit considérer l’erreur. Est-il est profitable de découvrir les mécanismes qui ont conduit les apprenants à telle ou telle erreur ? Faut-il ne considérer que le produit final qui est l’erreur ou aussi le processus qui y a mené ? Est-il nécessaire de catégoriser l’erreur pour déterminer sa nature et produire une rétroaction pertinente ?

 

 

3. Atelier‐conférence de l’ABG  fait par Sophie Pellegrin

 

Titre : Valoriser son expérience professionnelle de recherche et ses acquis

 

Résumé :

La plupart des docteurs ont désormais parfaitement compris l’importance de valoriser leurs compétences.Mais les recruteurs recherchent bien d’autres atouts chez les candidats qu’ils reçoivent. Cet atelier propose des méthodes éprouvées construites avec des professionnels du recrutement pour valoriser son expérience de recherche.

 

 

4. Chercheur invité : Wim De Neys (LaPsyDE - CNRS & Université Paris Descartes)

 

Titre : L'erreur et le raisonnement : l'intelligence du système 1

 

Résumé :

Les recherches scientifiques confirment ce que les expériences quotidiennes nous révèlent à propos de nos intuitions : elles peuvent souvent nous fourvoyer. Les systèmes duels classiques du raisonnement ont mis en évidence de nombreuses preuves pour rendre compte de ces biais.

Dans ma présentation, je vais exposer des preuves supportant deux postulats controversés : 1) les personnes biaisés par leur raisonnement intuitif sont sensibles à leurs propres biais, et 2) les bonnes réponses délibérées sont généralement générées de façon intuitive. Je discuterai la manière dont ces constats nous obligent à reconceptualiser fondamentalement notre vision du raisonnement intuitif et délibéré.